window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date());

Palaeotherium : le fossile du gypse de Montmartre

fr FR en EN es ES it IT pt PT de DE da DA sv SV
Téléchargez l'app sur Google Play : Télécharger Montmartre Connect sur Google Play Bientôt sur l'App store
palaeotherium-montmartre

Bien avant les peintres, les moulins et les cabarets, la butte Montmartre abritait une faune étrange : chevaux à trois doigts, marsupiaux ou encore crocodiles.

C’est dans ses carrières de gypse que Georges Cuvier a exhumé les fossiles du Palaeotherium, un animal disparu qui a contribué à fonder la paléontologie.

Au sommaire : 

À l’origine de cet article : une plaque rue Ronsard

Cet article est né d’une promenade. En descendant la rue Ronsard, au pied du square Louise-Michel, j’ai levé les yeux sur une plaque fixée bien au-dessus des têtes, que la plupart des passants ne remarquent pas. On y lit : « Ici était l’entrée des carrières de Montmartre où furent découverts les ossements fossiles qui servirent en 1798 aux études de Cuvier créateur de la paléontologie ».

plaque-rue-ronsard

Des fossiles sous la butte ? Le fondateur de la paléontologie au pied du Sacré-Cœur ? Pour un site consacré à l’histoire de Montmartre, la question méritait mieux qu’une anecdote. J’ai donc remonté le fil, de la plaque aux carrières de gypse, des carrières à Cuvier, et de Cuvier à l’étrange animal qu’il a sorti de la roche : le Palaeotherium. Les informations de cet article s’appuient sur les écrits de Cuvier et Brongniart numérisés par Gallica, les rapports de l’Inspection générale des carrières, les publications du Muséum national d’histoire naturelle et des travaux de paléontologie.

Montmartre, une butte creusée de l’intérieur

Pour comprendre l’histoire du Palaeotherium, il faut d’abord comprendre ce que les Montmartrois extrayaient de leur colline pendant des siècles : le gypse.

Le gypse, roche née de l’évaporation
Le gypse est une roche sédimentaire composée de sulfate de calcium hydraté (CaSO₄·2H₂O). Tendre au point de se rayer à l’ongle, il se forme par évaporation d’une eau très chargée en sels, dans une lagune ou un lac peu profond. On parle de roche évaporitique. Le gypse du bassin parisien présente parfois une forme cristalline caractéristique, la macle en fer de lance (ou « pied d’alouette »), deux cristaux accolés formant une pointe de flèche.

Du gypse au plâtre de Paris
Chauffé autour de 120 à 150 °C, le gypse perd une partie de son eau et devient une poudre blanche : le plâtre. Mélangée à de l’eau, cette poudre se réhydrate et durcit en quelques minutes. Le gypse de la région parisienne était d’une telle qualité que le produit a pris le nom de plâtre de Paris, une appellation encore utilisée aujourd’hui dans le monde entier. Un an après le grand incendie de Londres de 1666, l’ordonnance de police du 18 août 1667 imposa de plâtrer les pans de bois des façades parisiennes, à l’intérieur comme à l’extérieur, pour ralentir la propagation du feu. La catastrophe londonienne a sans doute pesé dans cette décision, qui fit de Paris une véritable ville de plâtre. D’où le dicton qu’on répète volontiers : « Il y a plus de Montmartre dans Paris que de Paris dans Montmartre. ».

Carrières souterraines et fontis
Le gypse de Montmartre était exploité à ciel ouvert, mais surtout en carrières souterraines, creusées dans les flancs de la butte selon la méthode des piliers tournés : on laissait en place des piliers de roche pour soutenir le plafond. Ces vides ont une conséquence redoutée : le fontis. Un fontis est un effondrement qui remonte progressivement d’une cavité souterraine vers la surface. Le plafond de la galerie s’écroule par morceaux, la cloche de vide grimpe vers le haut jusqu’à ce que le sol cède brusquement, parfois sous une rue ou une maison.
Après l’affaissement spectaculaire de la route d’Orléans, au sud de Paris, Louis XVI créa l’Inspection des carrières par un arrêt du Conseil du 4 avril 1777. Ce service, aujourd’hui rattaché à la Ville de Paris, surveille toujours les anciennes carrières de gypse du nord-est parisien, ainsi que les poches de dissolution naturelle du gypse, autre source de fontis. Les carrières de la butte ont été exploitées jusqu’au milieu du XIXe siècle, puis abandonnées et comblées. Le cimetière de Montmartre en garde la trace : il a été aménagé sur le « Champ du repos », un enclos funéraire ouvert en 1798 sur d’anciennes carrières de plâtre.

Des fossiles dans les blocs de plâtre

En débitant la roche, les carriers tombaient régulièrement sur des os pétrifiés pris dans la masse. Ces « ossements du gypse » circulaient entre ouvriers, collectionneurs et curieux. Dès 1782, le physicien Robert de Lamanon décrit un crâne que Cuvier attribuera plus tard au Palaeotherium. Mais c’est un jeune naturaliste arrivé au Muséum national d’histoire naturelle en 1795 qui va donner tout leur sens à ces os : Georges Cuvier (1769-1832). D’abord occupé d’anatomie comparée sur des espèces vivantes, il s’intéresse aux étranges trouvailles des carrières de gypse du nord de Paris, celle de Montmartre en particulier. En 1798, il documente ses premiers fossiles montmartrois et pense d’abord, d’après leurs dents, avoir affaire à un parent du chien, avant de changer d’avis la même année.

La méthode Cuvier : reconstituer un animal à partir de fragments
Cuvier s’appuie sur un principe qu’il formalise : la corrélation des formes. Chaque organe d’un animal est lié aux autres par une logique fonctionnelle. Une dent de mangeur de feuilles implique certaines mâchoires, certains membres, un certain type de pied. À partir de fragments, on peut donc reconstituer l’animal entier. Les fossiles de Montmartre, souvent brisés et dispersés, sont le terrain d’essai idéal de cette méthode.
Ses conclusions sont vertigineuses pour l’époque : ces animaux n’existent plus nulle part sur Terre. En 1804, il crée le genre Palaeotherium, du grec palaios (ancien) et therion (bête sauvage) : « l’ancienne bête ». La première espèce nommée est Palaeotherium medium, et le Palaeotherium est le quatrième genre de mammifère fossile reconnu de façon incontestée dans l’histoire des sciences. Cuvier décrit la même année son voisin de gisement, l’Anoplotherium (« la bête sans armes », faute de canines saillantes).

Montmartre, berceau de la stratigraphie
Ces travaux culminent dans ses Recherches sur les ossemens fossiles de quadrupèdes (1812). Dès 1804, voulant situer dans le temps les couches fossilifères de Montmartre, Cuvier entreprend avec le minéralogiste Alexandre Brongniart une étude géologique qui paraît d’abord en revue en 1808, puis en volume en 1811 : l’Essai sur la géographie minéralogique des environs de Paris. Brongniart y assure l’essentiel du travail de terrain. Les deux savants y montrent que les couches du sous-sol parisien se sont déposées dans des milieux successifs, tantôt marins, tantôt d’eau douce. Ils y décrivent notamment une « formation gypseuse », faite de couches alternées de gypse et de marnes, celle-là même qui constitue la butte. Montmartre devient ainsi l’un des berceaux de la stratigraphie, la science qui lit l’histoire de la Terre dans l’empilement des couches rocheuses.

Le coup d’éclat de la « sarigue de Montmartre »
Un épisode de 1804 illustre la puissance de la méthode de Cuvier. On lui apporte un bloc de gypse où l’on voit l’avant du squelette d’un petit animal, l’arrière restant pris dans la roche. En observant la mâchoire, il affirme qu’il s’agit d’un marsupial, un parent des opossums américains. Il prédit alors que, sous la pierre encore intacte, on trouvera au niveau du bassin des os épipubiens, deux petits os propres aux marsupiaux. Devant témoins, il dégage la roche : les os sont là. C’est la première mise en évidence de marsupiaux fossiles en Europe. L’animal, aujourd’hui nommé Peratherium cuvieri, a pour spécimen type cette empreinte issue des plâtrières de Montmartre. Il reste l’un des fossiles les plus célèbres de l’histoire des sciences.

À quoi ressemblait le Palaeotherium ?

Un cousin éloigné du cheval et du tapir
Le Palaeotherium appartient aux périssodactyles, l’ordre des mammifères à nombre impair de doigts, qui regroupe aujourd’hui les chevaux, les tapirs et les rhinocéros. Plus précisément, il fait partie des palaeothériidés, une famille éteinte d’herbivores liés aux tapirs et aux rhinocéros, et probablement proches des ancêtres des chevaux. Ce n’est donc pas l’ancêtre direct du cheval, mais un rameau voisin de cette lignée, qui s’est éteint sans descendance.
Cuvier lui-même hésitait sur sa place : il voyait dans le Palaeotherium un « pachyderme » intermédiaire entre les tapirs et les rhinocéros, le terme désignant alors, de façon assez fourre-tout, les grands mammifères à peau épaisse. Le genre compte aujourd’hui une vingtaine d’espèces, réparties dans toute l’Europe sur plusieurs millions d’années. Les deux espèces fondatrices, décrites par Cuvier à partir des fossiles du gypse parisien, sont Palaeotherium medium et Palaeotherium magnum.

palaeotherium-magnum

Reconstitution en vie de *Palaeotherium medium medium*, fondée sur le crâne holotype tel que décrit et reconstitué par Remy (1992). Membres fondés sur le matériel décrit par de Blainville (1839-1864). Triloboii

Quelle taille faisait le Palaeotherium ?
Tout dépend de l’espèce, car les écarts sont considérables. La plupart des palaeothériidés mesuraient de 20 à 75 cm au garrot, soit l’ordre de grandeur d’un chien moyen à grand. Palaeotherium medium, l’espèce « moyenne » de Montmartre, avait la taille d’un jeune tapir d’Amérique du Sud.
Palaeotherium magnum était un tout autre animal. Connu par deux squelettes presque complets découverts en France, il pouvait atteindre environ 1,3 m au garrot et 2,5 m de longueur, la carrure d’un poney robuste ou d’un petit cheval. Son poids fait débat : selon les méthodes, les estimations vont d’environ 240 kg à 350 kg. Longtemps considéré comme le géant du genre, il est peut-être dépassé par une espèce apparentée, Palaeotherium giganteum, qui aurait pu dépasser 700 kg.
Ces dimensions n’ont été confirmées que tardivement. Cuvier travaillait sur des fossiles isolés et brisés : aucun squelette complet de Palaeotherium n’était connu avant les découvertes de 1873 puis du début du XXe siècle. La reconstitution qu’il avait dessinée en 1824 reposait donc entièrement sur sa méthode de déduction anatomique.
Des pattes à trois doigts, lues dans les fossiles
Le Palaeotherium marchait sur trois doigts à chaque patte, chacun terminé par un petit sabot, le doigt central portant l’essentiel du poids. Ce pied tridactyle rappelle celui des tapirs et des premiers équidés, bien loin du sabot unique du cheval moderne.
Pour distinguer les espèces, Cuvier ne s’est pas contenté des dents et des crânes. De 1805 à 1824, il a décrit de nouvelles espèces à partir des os fossiles du reste du squelette : vertèbres, os des pattes, os des pieds. Les os longs des membres sont particulièrement parlants, car leurs proportions renseignent sur la posture, la démarche et le poids de l’animal. Un os massif et court trahit un marcheur lourd, un os long et fin, un coureur. Les fossiles du Palaeotherium évoquent un animal capable de se déplacer avec aisance en sous-bois, sans être un coureur de plaine.

Que mangeait le Palaeotherium ?
Le Palaeotherium était un herbivore brouteur, et non un paisseur. La nuance compte : le paisseur (comme le cheval actuel) tond l’herbe au ras du sol, tandis que le brouteur prélève feuilles, pousses et fruits sur les arbustes et les branches basses.
Ses dents le montrent clairement. Ses molaires étaient à couronne basse, dites brachyodontes, adaptées à une nourriture tendre. Les herbes, riches en silice et chargées de poussière, usent vite les dents : les mammifères qui s’en nourrissent développent des couronnes hautes (hypsodontes), ce qui n’est pas le cas ici. Ses prémolaires avaient par ailleurs pris la forme de molaires, un phénomène appelé molarisation, qui améliorait l’efficacité de la mastication à mesure que l’animal grandissait.
Concrètement, les palaeothériidés vivaient en milieu forestier et mangeaient des feuilles tendres, des pousses, des baies et des débris végétaux ramassés au sol. Sur les rives des lagunes de Montmartre, on peut l’imaginer fouillant la végétation des berges et des bosquets, à la manière d’un tapir.

Une trompe, vraiment ?

Palaeotherium-medium-version-cuvier-moderne
Reste la question de sa tête. En se fondant sur ses os nasaux, Cuvier supposait que le Palaeotherium portait une courte trompe, plus proche de celle des tapirs que de celle des éléphants. Les os du nez sont en effet rétractés vers l’arrière, comme chez les animaux dotés d’un appendice nasal. Cette silhouette de « tapir préhistorique » a longtemps dominé les illustrations. Les paléontologues actuels sont plus prudents : l’animal disposait très probablement de lèvres mobiles et préhensiles, utiles pour saisir les feuilles, mais l’existence d’une véritable trompe reste discutée.

Ce que les fossiles racontent de Montmartre il y a 35 millions d’années

Une époque : la fin de l’Éocène
Les couches de gypse de la butte datent de la fin de l’Éocène, à l’étage appelé Priabonien, il y a environ 37 à 34 millions d’années. Les géologues parisiens parlaient du Ludien, un nom local qui correspond à ce Priabonien et qui survit dans le vocabulaire technique : l’Inspection des carrières parle encore de « gypse antéludien » pour les couches plus anciennes.

Un paysage de lagunes, pas encore de butte
À cette époque, Montmartre n’existait pas comme relief : la colline actuelle est le résultat de l’érosion, bien plus tard, qui a déblayé les terrains environnants en épargnant cette pile de couches. Ce que révèle le gypse, c’est un paysage plat, occupé par une vaste lagune ou une série de lacs salés, en communication intermittente avec la mer qui se retirait du bassin parisien.
Le climat était chaud, de type subtropical, avec des saisons sèches marquées. L’eau des lagunes s’évaporait fortement, se concentrait en sels, et le sulfate de calcium précipitait au fond en couches épaisses. Dès 1809, les élèves de Brongniart distinguent à Montmartre trois masses de gypse, bien connues des ouvriers, séparées par des marnes (roches mêlant argile et calcaire). Leurs observations montrent que le milieu a changé au fil du temps : la masse la plus basse renferme des coquillages marins, tandis que la plus haute contient des coquilles d’eau douce. La haute masse, la plus épaisse, était la plus exploitée par les carriers.

Pourquoi les fossiles sont si bien conservés
Autour de ces plans d’eau s’étendaient des zones boisées. Les carcasses d’animaux morts sur les rives ou emportés par les crues finissaient dans la lagune, où elles étaient rapidement recouvertes par les dépôts. C’est cette fossilisation rapide dans un milieu pauvre en oxygène qui explique la qualité de conservation de certains squelettes.

Quels fossiles trouve-t-on dans le gypse de Montmartre ?

Le Palaeotherium n’est que la figure la plus connue d’un ensemble remarquable. Le gypse parisien a livré les fossiles de son voisin l’Anoplotherium, un herbivore de la taille d’un petit cheval doté d’une énorme queue de 22 vertèbres, un trait sans équivalent chez les grands mammifères actuels, comme l’a montré un squelette découvert à Pantin. S’y ajoutent de petits marsupiaux comme la célèbre « sarigue de Montmartre », des oiseaux comme la « Bergeronnette de Cuvier » (Palaegithalus cuvieri), mais aussi des restes de crocodiles, de tortues et de poissons, ainsi que des coquillages marins et d’eau douce dans les marnes.

Ces fossiles ont eu une importance particulière pour la paléontologie naissante : contrairement aux mammouths ou aux paresseux géants trouvés près de la surface, ils étaient pris dans des roches plus profondes et plus dures, donc bien plus anciennes. Ils ont révélé une faune intermédiaire entre les grands mammifères récents et les reptiles de l’ère secondaire.

Une trace discrète dans la rue… et au Muséum

Peu de promeneurs le savent, mais la butte garde un souvenir de cet épisode : la plaque de la rue Ronsard, celle-là même qui est à l’origine de cet article. Placée en hauteur sur un mur de pierre, près d’un escalier qui monte vers le Sacré-Cœur, elle marque l’ancienne entrée des carrières, au nord de la rue, au pied du square Louise-Michel. C’est l’une des contributions les plus profondes de Montmartre à l’histoire des idées. En démontrant avec ces fossiles que des espèces entières avaient disparu, Cuvier a imposé la notion d’extinction, alors très contestée, et posé les bases de la paléontologie des vertébrés.

Pour voir ces animaux, il faudra patienter : la Galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée du Muséum national d’histoire naturelle, au Jardin des Plantes, héritière des collections de Cuvier, est fermée pour travaux, avec une réouverture annoncée courant 2027. Ouverte en 1898, elle présente sur son étage de paléontologie quelque 2 000 fossiles, dont plus de 300 squelettes complets. Parmi eux figure la « sarigue de Cuvier », l’un des spécimens historiques les plus emblématiques du Muséum.

Ironie de l’histoire : des analyses récentes de son crâne par microtomographie ont montré qu’elle n’est pas tout à fait une sarigue. Et en se promenant sur la butte, on peut garder en tête que sous les pavés, dans les anciennes galeries comblées, dormaient les restes d’un monde de lagunes chaudes.

Lexique

Brachyodonte : se dit d’une dent à couronne basse, adaptée à une nourriture tendre (feuilles, fruits).

Brouteur : herbivore qui se nourrit de feuilles, pousses et fruits prélevés sur les arbustes, par opposition au paisseur qui mange l’herbe.

Évaporite : roche formée par la précipitation de sels lors de l’évaporation d’une eau très concentrée ; le gypse en est un exemple.

Fontis : effondrement de terrain provoqué par la remontée progressive vers la surface d’une cavité souterraine, souvent une ancienne carrière.

Gypse antéludien : gypse des couches plus anciennes que le Ludien ; sa dissolution naturelle par les eaux souterraines crée des cavités à l’origine de fontis.

Gypse : roche sédimentaire tendre composée de sulfate de calcium hydraté (CaSO₄·2H₂O), matière première du plâtre.

Macle en fer de lance : assemblage de deux cristaux de gypse accolés en forme de pointe de flèche, aussi appelé « pied d’alouette ».

Marne : roche sédimentaire mêlant argile et calcaire, qui sépare les masses de gypse à Montmartre.

Molarisation : évolution des prémolaires vers la forme des molaires, qui améliore la mastication.

Périssodactyles : ordre des mammifères à nombre impair de doigts : chevaux, tapirs, rhinocéros et leurs parents éteints.

Plâtre de Paris : plâtre obtenu par cuisson du gypse du bassin parisien ; le nom s’est imposé dans le monde entier.

Ludien : ancien nom local de l’étage géologique correspondant au Priabonien dans le bassin de Paris.

Priabonien : dernier étage de l’Éocène, entre environ 37,7 et 33,9 millions d’années.

Stratigraphie : science qui étudie la succession des couches géologiques pour reconstituer l’histoire de la Terre.

Quelles sont les sources utilisées pour cet article ?2026-10-03T18:13:44+02:00

Voici quelques sources utilisées pour la rédaction de cet article :

Où voir un Palaeotherium à Paris ?2026-10-03T17:37:52+02:00

À la Galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée du Muséum national d’histoire naturelle, au Jardin des Plantes, actuellement fermée pour travaux (réouverture annoncée courant 2027).

Trouve-t-on encore des fossiles à Montmartre ?2026-10-03T17:37:26+02:00

Non, pas pour le promeneur. Les carrières de gypse ont été abandonnées et comblées au XIXe siècle, et les fossiles qu’elles ont livrés sont conservés dans les collections du Muséum national d’histoire naturelle. Une plaque, rue Ronsard au pied du square Louise-Michel, rappelle toutefois l’entrée des anciennes carrières où furent découverts les fossiles étudiés par Cuvier.

Qu’est-ce qu’un fontis ?2026-10-03T17:36:53+02:00

Un effondrement de terrain provoqué par la remontée progressive vers la surface d’une cavité souterraine, typiquement une ancienne carrière. C’est un risque historique à Montmartre, lié à l’exploitation du gypse.

Qu’est-ce que le plâtre de Paris ?2026-10-03T17:36:30+02:00

Le plâtre obtenu par cuisson du gypse du bassin parisien, dont Montmartre était l’un des principaux sites d’extraction. Le nom est resté pour désigner ce matériau dans le monde entier.

Pourquoi y a-t-il du gypse à Montmartre ?2026-10-03T17:36:01+02:00

Parce qu’à la fin de l’Éocène, la région était occupée par des lagunes chaudes où l’eau s’évaporait intensément, laissant se déposer du sulfate de calcium en couches épaisses.

Le cimetière de Montmartre est-il lié aux carrières ?2026-10-03T17:35:35+02:00

Oui. Il a été aménagé sur le « Champ du repos », un enclos funéraire ouvert en 1798 sur d’anciennes carrières de plâtre.

Quels fossiles trouve-t-on dans le gypse de Montmartre ?2026-10-03T17:34:57+02:00

Des mammifères comme le Palaeotherium, l’Anoplotherium et de petits marsupiaux, mais aussi des crocodiles, des tortues, des poissons, des oiseaux et des coquillages.

Que mangeait le Palaeotherium ?2026-10-03T17:33:56+02:00

C’était un brouteur : il se nourrissait de feuilles tendres, de pousses, de baies et de débris végétaux, et non d’herbe. Ses molaires à couronne basse étaient adaptées à cette alimentation.

Quelle taille faisait le Palaeotherium ?2026-10-03T17:33:22+02:00

Selon l’espèce, de la taille d’un jeune tapir à celle d’un petit cheval. Palaeotherium magnum atteignait environ 1,3 m au garrot et 2,5 m de long, pour un poids estimé entre 240 et 350 kg.

Qu’est-ce que le Palaeotherium ?2026-10-03T17:33:32+02:00

Un mammifère herbivore éteint de la fin de l’Éocène, apparenté aux chevaux et aux tapirs, reconnaissable à ses pattes à trois doigts. Georges Cuvier l’a nommé en 1804 à partir de fossiles trouvés dans les carrières de gypse de Montmartre.

L’application Montmartre Connect est disponible sur Google Play et sur l’App Store :

googleplay-montmartre-connect
Montmartre Connect sur App Store
carte Montmartre Connect
Point d'intérêt Montmartre Connect
commerces Montmartre Connect
evenements Montmartre Connect
Pass visiteurs Montmartre Connect

N'hésitez pas à partager ce contenu Montmartre Connect sur vos réseaux :

Go to Top